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You're never, ever, ever getting rid of me! |Peter O. Freud|

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Peter O. Freud
Humain Chasseur
Informations Messages : 9
Points RP : 3
Age : 21
Race : Humain
Nationalité : Autrichien
Situation : Célibataire
Personnage
Dossier du personnage
✘ Métier: Chasseur nul
✘ Description Physique:
✘ Inventaire/Pouvoirs:
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Mar 9 Jan 2018 - 1:29


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Peter O. Freud





Prénom : Peter Oscar
Nom : Freud
Surnom : Pity
Âge : 24 ans
Race : Mite en pull-over. (Humain)
Nationalité : Autrichien
Orientation : Bisexuel

Groupe : Chasseur
Métier : Bébé-chasseur et serveur dans un Macdo.

Crédit de l'avatar : 707 / Mystic Messenger

Arme : Du sel la Baleine, un briquet, sa caméra, Aaron, des pokéballs en plastique (sait-on jamais) et son arme secrète, Terminator.

Pouvoirs : Être insupportable dès qu'il ouvre la bouche.

« S'il avait grandi, se dit-elle, il aurait fait un enfant effroyablement laid ; mais c'est un assez joli cochon, je trouve. » (Alice au pays des merveilles)

Une tête rousse sautille parmi la foule, faisant rebondir sa tignasse épaisse à chaque bond qu'elle effectue, dans la démarche joviale de l'imbécile heureux. Une botte en cuir après l'autre, il s'élance, bouscule violemment les passants au vol et balaie d'un air amusé les commentaires ainsi que les plaintes, ses oreilles étouffées sous son casque audio. Qu'écoute cet animal ? Pourquoi s'encombrer d'une telle question quand son appareil crache du Marley dans un vacarme que pas même un sourd ne supporterait. D'un orange criard, ce fidèle compagnon ne quitte jamais son crâne et crée par sa seule existence une bulle entre lui et le reste du monde ; bulle qui lui est nécessaire afin de survivre, donc gardez vos mains au fond de vos poches et vos pieds sur le sol, si l'envie de vous prend de vous montrer acrobatique en sa présence. Coiffée au peigne d'Almain, sa crinière de feu est pareille à une tache de cuivre sur la tristesse grise de la masse : sans même le chercher, Peter sort du décor, ces cheveux, c'est sa signature, sa fierté – mais pas celle de sa mère, il l'admet. Mais c'est ce qui fait qu'on le remarque, quand bien même il se sentirait invisible aux yeux du monde. Devenir chauve reviendrait à signer son arrêt de mort, pour lui qui a besoin de montrer son existence à tous.

D'ailleurs, l'animal s'arrête, remontant son sac à dos dans lequel remue une créature encore inconnue. Sa main se lève, son index presse les lunettes grivelées jusqu'au sommet de son nez busqué afin de les remettre en place. Il regarde autour de lui, ses yeux ambrés balaient la rue comme à la recherche d'un chemin à prendre. Son regard est sûr, attentif. C'est un écureuil en chasse, à l’affût du moindre bruit, de la moindre chose pouvant être digne de son intérêt. Les rayons du soleil font ressortir la pellicule bleutée de ses lentilles toujours trop sèches, mais aussi toujours présentes : le marron n'est-il pas d'un ennui mortel ? Pour lui, l'originalité est son fer de lance, le seul moyen de faire une différence dans un univers où il ne serait que norme et banalité.

Et pourtant ! Le chasseur en mousse ne l'est pas. Atteint d'une myopie profonde pouvant faire croire que la cécité en est le prochain stade, il se détache aussi du reste de la populace par une musculation naturelle que l'on ne s'attendrait pas de la part d'un adorable petit nerd. Mais loin de lui d'imposer sa peau aux passants, il a encore une certaine pudeur qui le fait se couvrir de la tête aux pieds afin de préserver sa vertu – aussi parce qu'il a froid. Quand bien même l'on pourrait douter de sa timidité avec ses sauts de lapin d'1m76, certes. Comme aujourd'hui, ses vêtements ne laissent d'ordinaire paraître nulle parcelle de chair : le guignol s'engouffre de vêtements chauds et amples dans le but de se mouvoir avec aise, et n'accorde nul intérêt à la mode et autres stupidités de ce niveau – si vous ne l'aviez pas déjà deviné avec ses lunettes qui sont, avouons-le, un énorme fashion faux-pas.

Ses longues jambes d'araignée se dirigent vers un banc. Il assoit son royal postérieur sur la surface en bois, croise ses échasses dans une posture faussement noble et pose son sac à ses côtés. Ses doigts de pianiste pincent la languette en fer, ouvrent la fermeture quand soudain ! Une tête de corgi mal réveillé en sort. D'une jolie teinte orange et imprégné de férocité, le canidé cligne difficilement des yeux, comme sortant d'un long coma que seuls les étudiants et étudiantes peuvent connaître. Voici Terminator. Terminator, le corgi de 3 ans et demi. Son arme la plus fatale jusqu'à présent, entre son rire de phoque et son humour... En a-t-on seulement parlé ? Non ? Eh bien, ce sera pour une autre partie, laissons-le avec son chien débile.


Regardez-moi ce pauvre bougre, tout tassé là, sur son banc avec pour seul ami un chien engouffré dans un sac. N'est-ce pas là la parfaite représentation de la misère sociale, de la froideur humaine de l'hermite qui ne sait vivre en société ? Sans le connaître, le rouquin fendrait les cœurs, on y verserait bien sa petite larme. Un vrai cafard déprimant, on sentirait presque le ver lui ronger le cœur. Mais est-ce vraiment tout ce qu'il y a à dire de lui ? Vraiment tout ? Allons, approchez-le davantage, voulez-vous ? Mettons-le à la lumière, tournons-le sous chaque angle, examinons-le avec un peu plus d'attention, il y a bien quelque chose là à nous mettre sous la dent... peut-être ici, ou là, qui sait ? Quelles idées peuvent bien trotter sous sa tête ? Quels idéaux, quelles envies ? Moi, je vous les dirai – je sais tout de lui. Après tout, y a-t-il une personne mieux placée que celle qui l'a crée ?

La première chose à savoir serait de n'approcher Poil de Carotte que si vous vous sentez apte à tolérer ses enfantillages et dépendances. Voyez-vous, Peter est un enfant qui n'a jamais réellement grandi et qui ne le fera probablement jamais : il est celui qui se joue de tout et de tout le monde, pareil à un chien sans laisse lâché au beau milieu d'un parc. Inoffensif voire naïf dans ses approches, le rouquin guette le moindre signe d'amitié dans toute personne entrant dans sa vie et ne dresse aucune barrière entre lui et les autres races en dépit de son statut de chasseur. Soyons honnêtes : en matière de combattant du « bien », on peut trouver mieux que lui. Il est plein de bonne volonté - ah ça oui, il veut, mais ne réussit que très peu. Il fait partie de ces gens pour qui l'échec est devenu une seconde peau. C'est qu'il ne le fait pas avec la rage au cœur naturelle à cette partie de la population, c'est à peine s'il a la moindre haine pour ce qui lui diffère. Ce n'est pas pour lui qu'il le fait, là se trouve sûrement sa plus grande faiblesse en tant que chasseur.

Mais comment lui en vouloir ? Prendre les choses au sérieux le tuerait probablement. Ce serait leur faire prendre une trop grande importance, si grande qu'il ne peut qu'en trembler de peur. N'est-ce pas là qu'une réaction naturelle face au danger ? L'agneau ridicule fuit face à l'ombre grandissante du loup, par peur de se faire engloutir. Ce serait demander à un aveugle de voir ! Avez-vous déjà essayé ? Non ? Alors inutile d'essayer de persuader Peter. Il  n'en est pas capable, le monde deviendrait trop lourd pour ses frêles et fragiles épaules ; il céderait, se briserait sous son poids. Il n'est pas homme fait pour voir les choses telles qu'elles sont. Et vous voudriez savoir ce qu'il pense des conflits qui déchirent le Nevada ? Mais vous plaisantez ? Pour cela, il faudrait qu'il puisse les regarder, accepter leur existence. Il n'y a rien, rien de rien, c'est vous qui vous faites des films. Lui, il n'a que faire de ce qu'il se passe dans la réalité – sa réalité l'occupe bien assez.

Car il a tant de choses à faire – croyez-le ou non, mais c'est un homme débordé. Garder sa chaîne Youtube active (dans laquelle le renard se fait passer pour Laura, jeune accro à l'occulte, grâce à de somptueux et non-honteux déguisements), manger des chips, rêver de devenir un chasseur digne de ce nom, faire des siestes, accessoirement travailler pour ne pas finir dans un carton, manger des nouilles... Hm ? Moi, oublier le plus important ? Mais n'est-ce pas pour le mieux ? Très bien, vous m'y aurez forcé, ne venez pas vous plaindre d'avoir horrifié votre esprit si innocent : plus que dormir, plus que rêvasser, plus que se travestir pour le travail, il y a une chose que Peter aime plus que tout. Et cela s'appelle la littérature de bas étage. Prenez le temps d'imaginer une adolescente de douze, peut-être treize ans, les yeux brillants et les mains moites, ses yeux brillants et vadrouillant entre les lignes du dernier Twilight paru, à s'imaginer moult romances qui n'arriveront jamais... Vous l'avez dans la tête, c'est bon ? Eh bien, voilà. Mettez-lui une perruque rousse et vous avez Peter.

Entre les 50 nuances de cuir, Twilight et autres zombies au cœur battant, le chasseur ne brille pas par sa culture littéraire et puise dans ces livres toutes ses connaissances sur le monde de l'Occulte tout en tendant une oreille sourde aux remontrances de son partenaire sacré : les vampires sont des boules à facettes, les loups-garous ne portent pas de T-shirt, les zombies ont besoin d'un bisou pour être soignés, les fantômes hantent les chiottes et les milliardaires ont des cravaches cachées dans leur pantalon. Et inutile de gaspiller votre salive à démonter ses préjugés : une mule est sans doute moins bornée que lui quand il a décidé d'être chiant.  Le seul côté positif à cela étant qu'il ne perçoit aucun danger à fréquenter les autres races, puisqu'elles sont toutes gentilles et en manque d'amour – sauf pour celui qui devrait voir plus souvent sa psy, cela va de soi. Le petit Peter a besoin de rêver, et pour ça, quoi de mieux que de la romance pour boules d'hormones ? Tenez-vous bien à votre chaise, mais derrière ce visage vide d'intelligence se cache un petit cœur s'emballant pour bien peu. C'est qu'il a le béguin facile, l'orangé. Garçon ou fille, un sourire de trop et il ne se sent déjà plus tant il n'a pas l'habitude. Mais vous ne voulez pas ça – que non ! Mieux vaut le fuir que de le laisser s'approcher d'un peu trop près : croyez-moi, il s'agit là d'une question de survie. Que le ciel vous préserve d'attirer un jour un de ses regards attendris, vous lui en serez reconnaissants.

Mais ne le prenez pas pour la gentille petite créature débile qu'il n'est pas – bon, certes, débile oui, il l'est, mais gentille, ne poussons pas trop les choses. Il est bien connu que chaque pièce se voit dotée de deux côtés, la pile, et la face. Une partie sombre, et une partie claire. Yin Yong, gauche droite, haut bas, chaussette droite chaussette gauche, et j'en passe. *Aheum* Je ne pourrais vous le présenter en son entièreté sans vous dévoiler ce qui se trame au fond de lui et ce qu'il souhaite cacher. Car s'il me faut vous avertir d'une chose, ce serait de ne pas vous laisser avoir par ces sourires francs et ces démarches immatures :  bien qu'il ne le cache pas aussi bien qu'il le souhaiterait, Peter est un homme égoïste et violent, fort heureusement ankylosé par son besoin malsain d'être apprécié par ses pairs. Réprimer cette fougue rageuse lui doit un effort surhumain, mais il n'est pas rare qu'il explose si provoqué. Imaginez-le comme une pièce remplie de gaz inodore et invisible à l’œil : une étincelle, et c'en est fini de tout.

Mais cela n'a rien d'étonnant de la part de celui qui se contient depuis la naissance et qui se force à montrer patte blanche en toute circonstance. Faire semblant est son plus grand talent : une salle plongée dans le noir complet ? Regardez son sourire fier de super-héros – non, ne baissez pas les yeux, malheureux(se) ! Vous verrez ses jambes trembler, et ce n'est pas ce qu'il veut. N'avez-vous aucun respect pour cette image sans faille qu'il essaie de protéger ? Certes, parfois, il arrive que son rictus se déforme sous la crainte, et que ses membres soient secoués de spasmes de terreur, mais ses muscles ne lâchent jamais : que ce soit le bruit d'un klaxon, l'opacité sombre de la nuit ou les boutons de chemise, Peter aura toujours les lèvres étirées en un sourire forcé. Et vous savez pourquoi ? Parce que malgré tout, malgré ses lectures douteuses, ses phobies, son incapacité à faire marcher un micro-ondes (c'est sûr que sans jambes, c'est compliqué), le rouquin reste un chasseur. Et les chasseurs, ça n'a tout simplement pas peur. Sauf des boutons de chemise, parce que ça, c'est clairement terrifiant.


Peter, mon adorable petit Peter...
Je suis cruel avec toi, mais au fond, je sais que tu aurais pu être quelque chose de grand, au lieu du degré zéro de la gloire. Ne le sais-tu pas toi-même ? Tu as failli être très différent de ce que tu es aujourd'hui, même l'exact opposé. Seulement, il a fallu que Dame Nature te retire cette chance, cette unique chance de pouvoir être à la fois comme les autres, mais aussi un paria parmi les tiens. De long, en large, et en travers, il a fallu que tu sois la banalité faite homme - un être humain. La plus triste des races.

A peine étais-tu né que tu sonnais déjà faux dans la symphonie familiale : ta peau de pêche et ta crinière de cuivre ne ressemblaient guère à celles de tes deux frères qui, eux, étaient sombres de peau et aussi bruns que tes cheveux sont roux. Tu me diras, chaque parterre de fleurs a sa mauvaise herbe, mais cela n'empêcha pas les soupçons de poindre dans le cœur de ton père à chaque fois qu'il posait les yeux sur toi. Si bien qu'au bout d'un moment, il cessa et concentra son intention sur ses deux autres fils, tes frères aînés. Eux au moins le rassuraient sur la fidélité de sa femme – le futur allait décider, en ce qui te concernait. Mais pouvais-tu vraiment lui en vouloir ? Il est naturel de détourner le regard face à quelque chose que l'on ne veut pas voir.  

On ne pourra jamais te reprocher de ne pas avoir essayé de t'intégrer en dépit de ta différence ; tu as même passé ta vie à le faire. Alors que tes aînés brillaient de par leurs talents qu'aucune volonté du monde n'aurait pu te permettre d'imiter, toi, tu restais dans un coin du cocon tel le vilain canard que tu étais, dénué de tout pouvoir et de tout lien avec ton prétendu géniteur. L'ai-je seulement précisé ? Comment oublier un tel détail – mauvais créateur que je suis. Ou peut-être est-ce toi qui aurais voulu que cette idée ne me vienne jamais en tête ? Probablement. Plus qu'une simple famille, tes frères et parents étaient liés par cette magie qui coulait comme leur sang dans leurs veines. Tous attendaient que tu montres un quelconque signe de don, mais tu restas tristement banal, incapable de répondre à leurs attentes. Comme cela a dû être frustrant pour toi... mais as-tu seulement pensé à eux ? Et à Lui ?

Enfant, tu t'es traîné à ses pieds avec un bâton entre les mains, à clamer que tu étais devenu un magicien à son image ; d'autres jours, tu chevauchais le balai et courais dans le salon en hurlant « Bibbidi bobbidi boo », sans réellement réaliser que tu ne faisais que t'enfoncer davantage dans la tombe qui te servait de place au creux de son cœur. On ne peut pas blâmer un enfant qui essaie ; on ne peut que le prendre en pitié. C'est sûrement cette dite-pitié qui t'a sauvé. Mais ça ne dura pas éternellement, tu le sais bien. Longtemps tu as fait le con avant de comprendre que cela ne servait à rien. Ou peut-être l'as-tu toujours su – tu as toujours été un garçon tenace, après tout. La pire de toutes les mauvaises herbes, avec les racines plantées en profondeur afin de ne pas être arrachées de leur habitat. Tu devais avoir seize ans lorsque tout explosa sous ton toit : une énième dispute déchira l'amour qui liait tes parents et, emportés par la colère, la vérité fut crachée au visage de tous. Tu n'étais tout bonnement pas le fils de ton père – le pire dans tout cela, c'est que tu ne pus pas même feindre la surprise.

Par la suite, il claqua la porte derrière lui et ne revint jamais sur ses pas, pas même pour tes frères ou pour récupérer ses biens. Ne restaient plus que toi et le reste de ta famille, dont le ressentiment ne fit que grandir au fil des années ; à la fois pour toi, et pour ta mère qui avait fait de toi un bâtard. Comme s'il s'agissait d'une réponse naturelle à la rancœur qui t'était injustement destinée, tu devins hostile, véhément, craignant pour ta peau comme pour le bon déroulement de ta vie dans cette famille qui te voyait désormais comme le maillon faible qui avait tout fait sauter. C'est pour quoi tu t'en allas dès ton entrée à l'Université, plus pour te préserver d'eux que par réelle envie d'indépendance. De toute façon, tu le savais : tu n'avais rien en commun avec eux. Pourtant, tu n'avais rien en commun avec le reste du monde non plus. Je dirais même que s'il fallait t'imager lors de cette période de ta vie, il suffirait de regarder un crabe aller de droite à gauche sans réellement se décider. Pas assez normal pour les hommes, ni suffisamment anormal pour les monstres – comme quoi, la vie s'acharne.

On te l'a souvent dit : il y a des gens cherchent à éviter de faire des vagues, à entrer dans le moule sans trop d'histoires... mais toi, en digne mulet récalcitrant, tu ne voulais pas faire partie de ces gens ; ç'aurait été t'insulter que de te réclamer pareille chose. Toi, tu ne rêvais que de te laver de cette souillure qui t'entachait la joue, de cette... « banalité ». Quel mot dégoûtant au son. Tu penses bien qu'au final, tu passais surtout pour un crétin profond plus que pour le homard albinos fraîchement pêché parmi les rouges. Avais-tu seulement des ami(e)s ? Ta fac de psychologie n'était-elle pourtant pas réputée pour recueillir les personnes les plus étranges de la capitale autrichienne ? Ah ! Aujourd'hui encore, tu insisterais à répondre oui – et te contredire ne serait que pure cruauté. Tu en avais, c'est vrai. Sur Internet, là où tu pouvais encore trouver des gens qui te ressemblaient et qui ne te jugeaient guère sur tes exubérances. Ce n'était pas le mieux, mais ce n'était pas le pire non plus : au moins, tu avais le luxe de ne pas te sentir trop seul. A ce stade de ta vie, on pouvait presque dire que tu étais heureux. Tu avais un appartement, un colocataire un tantinet agaçant, un petit boulot et des études florissantes, que pouvais-tu demander de plus ? Tout ce qu'il y avait d'autre, me répondrais-tu.


Évidemment que ce n'était pas assez pour ton bonheur de Princesse Disney. Tout au fond de toi, la cicatrice que t'avait fait ton père n'avait jamais entièrement guéri, et c'est ce qui te fit te tourner vers l'Occulte dans le but sans doute inconscient d'y remédier. Tu n'étais pas un sorcier, soit. Tu n'étais tout simplement pas né sorcier, et c'était tout. L'idée ne t'était pas venu toute seule, bien entendu : pour qu'elle arrive jusque dans ton crâne, il a fallu que tu te perdes longtemps sur la toile e t'enfonces dans les tréfonds les plus méconnus de celle-ci. Puis, lorsque l'on te conseilla moult incantations et autres sorcelleries, tu ne mis pas longtemps à les mettre en œuvre – de toute façon, qu'avais-tu à perdre ? Tu me vois bien triste de ne pouvoir que répondre rien. Ce soir-là, ton colocataire était parti faire la fête Dieu sait où, te laissant l'appartement pour  plusieurs heures, suffisamment longtemps pour que tu te frottes à ce qu'il ne fallait pas approcher, comme un ours à un cactus. Jamais été très malin, pas vrai Pity ?

Une craie à la main, tu copias traits pour traits le dessin que l'on t'avait envoyé, te contentant de suivre les indications de ton bien étrange ami afin de pouvoir passer le pacte qui t'offrirait ce qu'il te manquait. Ange, démon, entre-deux, tu n'avais pas eu la curiosité de demander, et c'est sûrement ce qui t'a joué des tours en plus de la confiance aveugle que tu vouais à ton interlocuteur nocturne : tu voulais des pouvoirs, là, tout de suite, tu t'en foutais bien de ce qui se trouvait au loin. Mais lorsque les lumières clignotèrent et que tu vis la chose t'approcher, ton premier réflexe fut d'entamer une fuite courageuse vers la porte que tu retrouvas fermée à ta plus grande surprise, hurlant et pleurant afin que l'on te vienne en aide. C'est à partir de là que les choses deviennent floues pour toi. Que s'est-il réellement passé, et pourquoi cela est arrivé, tu ne le sais pas ; la seule chose que tu sais en revanche, c'est que tu n'en as curieusement que peu de regrets. Quelqu'un te parla – tu n'en es pas entièrement sûr, puis tu eus la sensation de perdre connaissance. Et soudain, plus rien. Le trou noir.

Qu'as-tu fait à partir de là, cela reste une partie vide de ton histoire qui t'interrogera sûrement jusqu'à la fin de tes jours. Tu n'étais plus toi, quelqu'un d'autre avait pris ta place. Ce quelqu'un tua ton colocataire (tu lui en es d'ailleurs reconnaissant, vautour sans cœur que tu es) et rôda pendant plusieurs mois dans le pays avant d'être pris en chasse par un homme qui devint alors particulièrement important à tes yeux. Tu le rencontras pour la première fois il y a près d'un an – et on peut dire sans crainte que niveau premières impressions, vous auriez pu faire bien mieux. Il s'appelait Aaron, et s'appelle toujours ainsi par la même occasion. Il fut celui qui te délivra de cette entité qui avait pris possession de ton corps et qui te fit te réveiller ficelé à une chaise comme dans un mauvais film de gangsters. Tu pris d'abord peur, te croyant séquestré par un psychopathe adorateur de chandail mouillé vu la dose de flotte qu'il t'avait jetée au visage, puis te calmas lorsqu'il se présenta à toi après t'avoir délivré.

C'était un chasseur, et plus précisément un chasseur de monstres. Ton premier réflexe fut bien sûr d'exploser de rire avant de reperdre connaissance sur ta chaise, ton second fut de le stalker une fois réveillé jusqu'à ce que ton corps se confonde avec son ombre. Il accepta ta présence pendant un temps – le temps d'être sûr que tu étais ressorti intact de cette possession. Puis, ta présence fut si imposante qu'il ne parvint plus à te détacher de lui, peu importe à quel point il essayait. Tu étais tel un chewing-gum collé à sa semelle. Abandonnant tes études et ta ville derrière toi par peur de ce que tu avais pu faire sous l'influence de l'entité, tu le suivis au travers de tout le pays et récupéras Terminator avant de t'en aller à Las Vegas, là où, il te l'avait dit, se trouvait l'une des principales sources du mal. A qui appartenait ce chien initialement ? Bonne question, en tout cas, c'était désormais ton chien vu qu'il t'aimait et que, hey, tu l'aimais en retour. C'était suffisant à tes yeux pour prétendre en être le maître légitime.

Aujourd'hui, cela va faire quelques mois que tu vis au Nevada, à leurs côtés. Tu travailles en tant que serveur au Macdo et aide accessoirement Aaron lors de ses missions. Et heureux es-tu enfin – tu n'es pas devenu un sorcier comme ton père, mais tu es devenu un chasseur comme Daddy (tmtc Aaroux). N'est-ce pas le présent qui importe le plus, après tout ?

Pseudo : Jelly
Âge : 22 bougies

Comment avez-vous connu le forum : J'ai stalké Aaron, m'sieur le policier !
Votre avis : Pas de groupe Roux, c'est dommage-
Votre fréquence sur le forum : 5/7
Un ajout : Pizza à l'ananas.

Mot de passe : Validé par Cali o/

©️️ A-Lice | Never-Utopia
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Calista Johansen
Sorcière Rossini • Admin
Informations Messages : 897
Points RP : 266
Age : 479
Race : Sorcière
Nationalité : Norvégienne
Situation : Amante de Lorenzo
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✘ Métier: Alchimiste Rossini
✘ Description Physique:
✘ Inventaire/Pouvoirs:
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Mar 9 Jan 2018 - 11:16
Bienvenue dans le Nevada Peter o/

On a un sacré arrivage de chasseurs (et encore un roux !) en ce moment, va falloir faire attention à ses fesses :hum:
En tout cas, Peter doit avoir un sacré appétit pour avoir manger le caractère et l'histoire ~ Et fiston se sentira moins seul, y'a un nouveau roux à Vegas c:

Bon courage pour la suite de ta fiche, n'hésite pas à contacter un membre du staff si besoin ♥️





Mes cadows ♥:
 
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Femora Nils
Fantôme Solitaire
Informations Messages : 212
Points RP : 52
Age : 25
Race : Fantôme
Nationalité : Norvégienne
Situation : célibataire
Personnage
Dossier du personnage
✘ Métier: Sans emploi
✘ Description Physique:
✘ Inventaire/Pouvoirs:
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Mar 9 Jan 2018 - 11:55
Salut à toi et bienvenue (même si t'es un chasseur, je suis polie...)
En espérant que tu te plaises ici, en attendant bon courage pour la suite ! :Femy:


Bouh !
                 
 
LMG0
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Peter O. Freud
Humain Chasseur
Informations Messages : 9
Points RP : 3
Age : 21
Race : Humain
Nationalité : Autrichien
Situation : Célibataire
Personnage
Dossier du personnage
✘ Métier: Chasseur nul
✘ Description Physique:
✘ Inventaire/Pouvoirs:
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Lun 15 Jan 2018 - 0:43
Merci pour ce chaleureux accueil ! ♥️ En ce qui concerne ma fiche, je l'ai enfin terminée (avant Aaron, notons-le) :pigflower: !


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Carmin Alizarine
Maléficien O'Reily
Informations Messages : 163
Points RP : 67
Age : 24
Race : Maléficien
Nationalité : Italienne
Situation : Le retour de la friendzone. (Séparé d'Adriano)
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✘ Métier: Responsable du café Double Reflet
✘ Description Physique:
✘ Inventaire/Pouvoirs:
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Lun 15 Jan 2018 - 1:19
COUCOU MON BRO-ROUX !
Je suis choqué et déçu que tu sois chez les chasseurs, on aurait pu faire copain-copain tous les deux sinon. (Vu comme tu es dangereux, on va sûrement faire copain-copain remarque. XD)
Ta fiche est cool ! Je te réserve une relation, wesh.



Spoiler:
 
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Lucrezia Rothschild
Vampire Rossini • Admin
Informations Messages : 219
Points RP : 149
Age : 338
Race : Vampire
Nationalité : Autrichienne
Situation : Vit aux côtés de Matteo ♥
Personnage
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✘ Métier: Membre Rossini
✘ Description Physique:
✘ Inventaire/Pouvoirs:
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Lun 15 Jan 2018 - 11:53
On s'occupe de ta fiche dès que possible :coeur:



Follow me into a better day. We will be alright no matter what they say ♪


Mes cadows ♥:
 
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Le Maître du Jeu
Compte Fondateur
Informations Messages : 1076
Points RP : 210
Personnage
Dossier du personnage
✘ Métier:
✘ Description Physique:
✘ Inventaire/Pouvoirs:
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Lun 15 Jan 2018 - 20:38

Etape de Validation


Bonsoir et bienvenue à toi, Peter !

Nous avons lu ta fiche avec attention. Nous n'avons pas grand chose à dire sur ta présentation et n'avons aucune raison de retarder ta validation. Ton dossier est accepté ; tu peux dès à présent te balader à Vegas petit chasseur :p

Maintenant que tu es validé, tu peux parcourir le forum à ta guise ! Nous te conseillons de faire un tour du côté des demandes pour trouver un partenaire RP et/ou faire ta demande de lieux, ou bien du côté de l'agence pour toute demande de liens. Et si jamais tu souhaites égayer tes posts, tu peux toujours faire un tour du côté de la partie Défis, à tes risques et périls !

Il y a également une partie appelée Dossiers Complémentaires, dans laquelle tu pourras répertorier les liens que ton personnage aura créé avec les personnes qu'il aura rencontrées. Et si jamais le cœur t'en dit, tu as la partie Biographies où tu peux, si tu le souhaites, développer davantage l'histoire de ton personnage.

Enfin, si tu as besoin d'un code HTML ou d'une création graphique, tu peux toujours faire ta demande dans ce sujet. Les membres te donneront volontiers un coup de main !

Sur ce, passe de bons moments à Las Vegas ! Et si tu as des questions, n'hésite pas à MP un membre du staff ♥️


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