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Le cinéma descend dans la rue.

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Ace Wilson
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Jeu 27 Juil - 15:15
L’inactivité est aussi une maladie. Surtout quand elle n’est pas choisie. Et Ace est en repos forcé. Au début, c’était pas trop compliqué à appliquer puisque marcher et écrire étaient tous deux une torture. Mais alors que son corps devient de plus en plus supportable et mobile, l'arrêt de travail, le sacro-saint document envoyé au patron l’empêche de sortir avec son statut de journaliste et de même aller au travail. Il a essayé de pointer son nez un jour, le rédacteur en chef lui a mis un livre dans les mains et l’a mis à la porte pour qu’il retourne se reposer. A croire qu’on ne voulait plus de lui dans les bureaux. C’était d’ailleurs un sentiment assez désagréable car son boulot c’est tout pour lui.

Mais l’habitude est quelque chose de difficile à enterrer. C’est pourquoi Ace est dans les rues à se ballader, à réfléchir, toujours avec la musique au fond de ses oreilles. L’attirail de travail dans les poches, il a commencé un nouveau carnet et trouver un vieux stylo noir au fond d’un tiroir - les prédécesseurs ont brulés lors de l’inauguration du complexe. La tête blonde flâne donc et ses pas le mènent doucement dans le quartier Est de Vegas. Pourquoi ? Parce qu’on est mardi. Tout simplement. Il faut savoir que le cinéma du grand complexe qu’y s’y trouve fait des tarifs à prix réduit. Ace est un peu près de ses sous ces derniers temps, alors on ne va pas cracher sur les réductions. Et ca permet de faire quelque chose de ses journées ! Il y passe Wonder Woman encore, mais il hésite avec Baywatch. Les univers sont complètement différents mais il se décidera devant le guichet. Pour le moment, il baille en marchant, approchant du complexe qu’il discerne au loin. Encore quelques cinq cent mètre et il y pénètre comme la foule juste devant lui. Un coup d’oeil à sa montre lui indique que les séances ne commencent pas avant trentes minutes mais nous venons juste de le dire, les tarifs réduits ameutent le monde aussi efficacement que le pain et les volatiles urbains.

Alors que sieur Wilson s’approche, la foule ne ressemble pas à ce qu’une foule doit ressembler. Ils n’entrent pas dans le complexe, ils ne sont pas rangés comme des enfants sages, les lumières des secours ne font pas que passer, elles stationnent, des gens sont couchés, gisant, geignant, pleurant. Ace fronce les sourcils et s’approche, mué par une curiosité professionnelle. La scène se dessine mieux et on peut voir des blessés, des spectateurs, les gens qui courent pour aider d’un bout à l’autre. D’ailleurs, ces gens qui courent ne semblent pas le faire de manière raisonnées et une jeune femme apeurée avec son enfant dans les bras court sans voir Ace. Et voilà notre homme percuté sur le bras droit par le corps de cette femme effrayée. La douleur est immédiate, tout autant que la grimace sur son visage. Il porte la main à son épaule là où le verre s’était planté quelques semaines plutôt. Les médecins lui ont dit de faire attention car avec l’infection qu’il a eu et les dégâts provoqués, il devait être content d’avoir encore son bras. C’est avec un long soupire que le journaliste constate une tâche de sang grandissante sous le bandage. Il aurait bien haussé l’épaule, mais la douleur était persistante.

Pour ne pas y penser, il s’approche du monde, il est dans la foule et essaye d’entendre ce qui se dit de l’évènement meurtrier. Une attaque, un combat, des démons ?! Les mots sonnent étrangement familier à son oreille, à ses propres hypothèses mais sa raison refuse de les entendre. Il allait poser la main droite sur un homme accroupi pour demander des informations quand il constate un filet de sang à son poignet. La blessure s’est rouverte, il ne pensait pas ça possible, les derniers points de sutures étaient neufs de la veille… Et son tee-shirt neuf de la semaine. La poisse le poursuit et il n’aura pas son cinéma aujourd’hui.

Fait chier.” termine-t-il par cracher entre ses dents avant de demander à l’inconnu qui grognait aussi s’il pouvait lui raconter ce qui s’était passer ici.
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Adaline Graison
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Jeu 27 Juil - 22:34

Le cinéma descend dans la rue.


Mais qu’est-ce qui se passe dans cette ville ? D’abord le nouveau complexe qui s’écroule lors de son inauguration et voila que le cinéma est touché par une vague d’attentat. Je ne peux pas appeler ça autrement. Et je refuse de croire ces gens qui parlent de fumée noire et d’êtres surhumains. Ils sont sous le choc. C’est l’explication la plus plausible à leurs dires. Et pour cause : il y a des blessés partout et même des cadavres. La police ainsi que les ambulanciers ont eu du mal à pénétrer dans le périmètre, comme si on cherchait à cacher quelque chose mais au final, on se retrouve encore sur une scène de souffrance. Je ne suis pas généraliste et pourtant, on m’a demandé de lâcher un peu mes morts et mes dossiers pour venir donner un coup de main.

J’ai parfois l’impression d’entendre des plaisanteries de Kara sortir de la bouche d’un des blessés. Ont-ils été touchés par une drogue hallucinogène ? Cela expliquerait sans mal la présence de cette fumée noire et de leur délire. Mais ce serait tout de même tiré par les cheveux. Cela voudrait tout simplement dire que mon amie prend également des choses pas très nets et ça, c’est impossible.

Je commence à examiner un blessé, sa tête saigne abondamment mais c’est normal ; cet endroit saigne toujours beaucoup même pour pas grand-chose. Et mon boulot c’est de déterminer si on doit l’emmener à l’hôpital en urgence ou si cette place est réservée pour quelqu’un ayant des blessures plus graves. Procéder par priorité et par chance de survie. C’est particulièrement dur lorsque l’on est un médecin –même de ma branche- de devoir hiérarchiser les blessés. Mais c’est comme ça que ça fonctionne lorsque nous sommes en présence d’un trop grand nombre d’individu à gérer.

Tant mieux pour lui, l’homme n’a rien de grave et en faisant attention, il pourra rentrer chez lui. Je lui demande s’il a quelqu’un qui peut venir le chercher et surtout quelqu’un qui pourrait rester avec lui cette nuit. Par chance, il a une femme qui est restée à la maison. J’attends qu’il l’ai appelé pour m’assurer qu’il le fasse –j’en fait peut-être trop mais aucune importance- pour passer au prochain. Et je me stoppe devant deux hommes. L’un a l’air plus perturbé que l’autre mais les deux semblent blessés et saigner. Du moins, c’est ce qu’attestent leurs vêtements respectifs.

« Ne restez pas debout alors que vous saignez voyons ! »

Je dépose mon sac contenant le matériel de premier secours près d’eux et invite le plus jeune à s’assoir. Et on ne discute pas avec un médecin, même si ce dernier fait quasiment vingt centimètres de moins. Je m’occupe d’abord de l’homme, qui semble perdu dans ses pensées et continue de raconter ce qui s’est passé au blond. Encore des histoires de surhommes. Pour moi, ça ressemble plutôt à une guerre de gang qui a très mal tourné.

« Yen a même un qui a fait sortir de l’électricité des ampoules pour l’envoyer sur un pauvre type qui tentait d’le r’pousser ! »

Je jette un coup d’œil au plus jeune. Il déraille comme ça depuis le début ? C’est la question que j’aimerai bien lui poser mais cela ne fait pas très professionnel.

« Je vais vous donner un calmant. Vous êtes en état de choc. Est-ce que vous savez votre nom ? »


Je parle doucement, comme on nous apprend à le faire et comme j’ai l’habitude de procéder. L’homme me regarde enfin –comme s’il n’avait pas senti que je m’occupe de sa jambe depuis cinq minutes- et grogne méchamment.

« Bien sûr que j’sais comment je m’appelle ! Antoine… Antoine Jo… Antoine Jonson. »


Ok. Je fais signe à un ambulancier de s’approcher de là. Je crains qu’il n’y ai pas seulement que sa jambe de touché. Je laisse mon collègue s’occuper de l’homme et me tourne aussitôt vers le blond.

« Il va falloir que vous retiriez votre tee-shirt pour que j’examine votre blessure. Elle saigne beaucoup. »


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Ace Wilson
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Ven 28 Juil - 12:49
L’inconnu semblait sous le choc, ses propos désordonnés. Cela n’a pas empêché Ace de sortir son crayon et son carnet et d’écrire, avec la main gauche. La relecture allait être minutieuse sur ces traits chaotiques, plus proche du hiéroglyphe que de l’alphabet moderne. Les questions allaient fuser quand une voix autoritaire leur dit de ne pas rester debout. Après un rapide coup d’oeil, il s’agissait d’une femme aux cheveux roux équipée de son sac visiblement plein. Il n’était pas difficile de voir qu’elle s’occupait des blessés en faisant le tour de la zone sinistrée. Infirmière ? Médecin ? Peut-importe le statut, Ace admirait beaucoup ces gens qui se dévouent aux autres. C’est un métier, une vocation qu’il ne pourrait certainement jamais embrasser, il n’est pas construit pour cela.

L’homme parlait toujours, il décrivait des individus avec des forces incroyables, des pouvoirs inimaginables, même d’un homme qui faisait sortir de l’électricité des lampadaires pour attaquer les autres. On était ou, dans un épisode des X-men ? Le problème avec son récit, c’est qu’il n’était pas le seul à l’avoir et les échos des conversations alentours se rejoignent un peu trop. Même pour une hallucination collective, il est difficile de penser que tous les individus présents aient eux les mêmes hallucinations… C’est alors avec minutie qu’Ace note et noircie la première page de son carnet.

D’ailleurs, l’infirmière ne semble pas croire un seul mot qui passe les lèvres de son patient, cela fait sourire doucement Ace devant le scepticisme qu’ils ont en commun. Ils sont tous deux dans des branches où la science et les preuves sont les fondements, il est difficile de croire ces élucubrations. La jambe de l’homme saigne et son jean en est tout imbibé alors qu’elle s’en occupe avec habilité. Ace note aussi le nom du témoin que la jeune femme a réussi à obtenir. Antoine Jonson. Il a été étrangement difficile à sortir… Il vérifiera quand il aura repris du service dans la base de donnée.

Un ambulancier s’approche et prend notre monsieur Jonson par le bras avant de le déplacer. Ace fit la moue, il n’avait pas posé toutes les questions qu’il voulait. Regardant son fou s’éloigner, concentré, quand il reposa son regard sur la rousse, il avait les yeux grands ouverts, les sourcils haussés et la bouche légèrement ouverte d’incompréhension.

“Pardon ?”

A aucun moment il ne pensait être concerné physiquement parce qu’il se passait ici. Il lui fallut de longues secondes avant de comprendre pourquoi elle, elle le pensait. Il en rit et se frotta la tempe avec le dos de son stylo. Il examina lui même son bras, le sang coulait oui, goutait presque. Et relever la manche ne servirait à rien d’autre qu’encombrer une main.

“Oh, ça. C’est pas d’aujourd’hui, seulement des points qui ont pété…” Mais c’est vrai qu’il fallait les refermer ou recouvrir la blessur, son médecin allait le tuer pour de bon s’il laissait cette plaie s’infecter à nouveau. Ace frissonna plus pour l’image du docteur énervé que pour sa propre blessure. Sans discuter après avoir pesé le pour et le contre, il retira son tee-shirt en grimacant le moins possible puisque ça lui demandait de lever ses deux bras. Le constat navrant du sang sur son vêtement le fit soupirer alors que son épaule au repos, et rouge, s’était tendue sous le mouvement. Vraiment pas agréable.

“Il y a surement des blessés qui ont besoin de plus d’aide que moi, un bandage ou quelqu’chose pour arrêter le sang suffira, j’retournerai à l'hôpital après avoir fait le tour.”

Ca sonne comme un enfant qui pense avoir seulement une égratignure mais qui manque de faillir au moindre mouvement. Mais un évènement comme celui-ci, il devait le relater. Alors pour donner le change et mettre à profit ces minutes qui se perdent, il s’assit sur un débris, le carnet sur sa cuisse, le stylo dans la main gauche et demanda de but en blanc : “ Vous savez ce qui s’est passé ? Vous avez dû entendre pas mal de chose de la part tous ces blessés. “
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Adaline Graison
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Sam 29 Juil - 23:51

Le cinéma descend dans la rue.


Je retiens de justesse un soupir en entendant la cause de cette blessure. Si cet inconnu avait été une de mes connaissances, il aurait passé un très sale quart d’heure pour avoir ruiné le boulot d’un médecin et ne pas avoir prit soin de sa guérison. Mais qu’est-ce que croient les gens ? Qu’il suffit d’aller à l’hôpital pour être remit sur pied ? Et dans ces temps étranges, nos urgences sont déjà bien assez surmenées pour ne pas ajouter un inconscient à la liste.

Alors je secoue la tête mais prépare mon matériel en même temps. J’ai toujours de quoi couper et recoudre sur moi. Et ce n’est jamais pour du tissu. On ne sait jamais. Et dans cette situation, c’est plutôt une bonne idée.

« Il y a également d’autres médecins présents pour s’occuper d’eux. »


Depuis quand on essaye de négocier le traitement d’un médecin ? Il faut croire que je n’ai pas assez affaire à des patients malades pour me rendre compte des changements de mentalité. Quoi que, lorsqu’il se prépare pour écrit, je lève les yeux au plafond.

« Pensez-vous que c’est vraiment le moment ? »


Pour prendre vouloir prendre des notes au lieu de s’occuper de sa blessure, je suppose qu’il s’agit d’un journaliste. Un métier que je ne pourrais certainement pas faire. Je suis curieuse mais pas assez téméraire pour me rendre sur les lieux d’un massacre pour le transmettre au reste de la population. Mais je suppose que nous avons tous nos centres d’intérêts.

Je commence à nettoyer doucement sa plaie. Les points ont effectivement sautés mais le fil n’est pas pour autant sorti de la chair.

« Il faut que je vous retire le fil qui a lâché pour vous en remettre un autre. »


Alors oui, je ne réponds pas à sa question parce qu’honnêtement, je ne sais pas ce qui s’est passé ici. Tout ce que je vois, ce sont des blessés et les cadavres que les coroners ont déjà emmené. Je sens que je vais avoir du pain sur la planche pour les jours à venir. J’avoue que je n’ai pas très envie de lui répondre, parce que je ne veux pas que mes dires soient écrit dans un journal alors que je ne suis même pas flic. D’ailleurs, il va falloir que je contacte Kara pour savoir comment elle va. Mais en même temps, je suppose qu’il ne va pas quitter les lieux sans un minimum d’infos. Je connais les journalistes, au moins de réputation alors…

« Je ne sais pas ce qui s’est passé ici, probablement un règlement de compte qui a mal tourné. »


Et encore, d’après les dires de certaines personnes, il s’agit plus d’une attaque pure et simple. Des individus qui s’en sont pris aux visiteurs et ont commencé à être violents. Et ordinairement ce genre de chose se fait à l'abri des regards, pas devant témoins. Je lui indique que mon entreprise risque de lui faire mal mais je n’ai quasiment plus d’anesthésiant et surement que d’autres en auront plus besoin que lui. Puis je reprends, aussi bien mon geste –assuré- pour son fil, que mes paroles.

« Tout ce que j’ai pu entendre n’a pas de sens. Un homme capable de maîtriser l’électricité ? Nous ne sommes pas dans des comics. »
Et si je commence à croire à ces phénomènes, je vais commencer à croire au monstre planqué sous le lit. « En tant que médecin, je pencherais pour une hallucination collective… » Je commence, tout en sachant que cette explication est trop simple. « Parce que franchement, qui croirait une telle histoire ? Vous ? »

En fait, ce qui me fait le plus peur, c’est d’entendre de plus en plus souvent des choses étranges, de lire des articles sur le net d’évènements tout aussi bizarres. Devrais-je avoir une conversation sérieuse avec Kara à ce sujet ? Je n’aime pas l’idée. Non, pour être franche, je n’aime pas ce qu’elle pourrait m’apprendre.


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Ace Wilson
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Lun 31 Juil - 12:18

C’est vrai qu’en regardant plus attentivement, on peut identifier les individus qui font navettes entre les blessés, maniant avec dextérité le contenu de leurs trousses de secours. L’inconnue qui s’occupe de lui à l’air un peu fatiguée ou sur les nerfs, il ne saurait dire. Les deux peut être. Si c’était le moment de prendre des notes ? Une voix dans le fin fond de son cerveau s'élève : “ c’est toujours le moment”. Cela fait sourire Ace, pour toute réponse. Ce sourire, il ne reste pas longtemps sur ses lèvres car la gentille dame joue avec ses produits et ce, directement sur sa peau. A quoi s’attendait-il ?

A son tour, il lâcha un long soupire à l’idée de faire glisser le fil hors de sa chair.  “ Vous m’en voyez ravi. “ grogne-t-il.  Ace essaye alors de concentrer son attention, toute son attention sur les réponses brèves et floues que lui fournit le médecin. Il essaye aussi de les retenir, de les noter dans son esprit parce qu’il lui manque sa main droite pour maintenant le carnet instable. Il écrira donc plus tard.  Un règlement de compte ? C’est la parade amoureuse chez les mafias en ce moment ? Comment ca se passe ? Elle reprend aussi les paroles de sieur Jonson.  “Comme vous dite, j’ai pensé à l’hallucination collective, mais peuvent-ils vraiment tous avoir vu la même chose ? On devrait entendre des versions différentes, pourtant pas grand chose ne change dans ce qu’on peut entendre.”  Ace avait ignorer l’information sur la douleur et le produit magique, mais le fait est qu’il n’aime pas avoir mal, surtout depuis l’inauguration, la plus longue nuit de sa vie, lui, simple mortel.

Sous les doigts experts, il sent les morceaux de fils quitter sa peau dans une dernière caresse. La sensation le fait frissonner et l’idée que ce n’est pas encore terminé ne lui plaît guère. Alors il essaye de faire bonne figure et grimace, grogne doucement en répondant : “ C’est mon métier de croire et ne pas croire”. Il ajoute : “ Hmpf, mes les témoignages commencent à être trop nombreux pour croire… - Il en reste encore beaucoup ? - Pour croire à une coïncidence.” Crispé sur son bout de débris, ce bout d’homme ne fait pas le fier.  

Quand il estime que tous les bouts sont retirés, parce qu’une pause a été prise dans les mouvements du médecin, il demande : “ Vous ne pouvez pas juste mettre un pansement ou quelque chose qui couvre ? Je retournerai à l'hôpital sur le chemin du retour. “ S’entendant parler, il ajoute à nouveau : “ Je n’aime pas l’idée que quelque chose me rentre dans le corps sans avoir, soit bien bu, soit ne rien sentir, m’voyez….”

Pendant qu’ils parlaient, la police est enfin arrivée sur place alors que les camions de pompiers et les ambulances se relaient sur les lieux du drame. Dire qu’il aurait pu rester chez lui, se morfondre et ne pas se sentir comme un rôti ficelé. Mais comme on dit, on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. “ Sinon, vous faites souvent ça de vos journées, mademoiselle…. ? Et dites le moi si je dois la fermer hein, j’essaye de penser à autre chose qu’à votre attirail de couturière.
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Adaline Graison
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Mer 2 Aoû - 11:05

Le cinéma descend dans la rue.


Ce petit est intelligent, c’est indéniable et surement pas une bonne chose pour la situation. S’il avait été un individu lambda, peut-être que nous aurions pu avoir une vraie conversation sur le sujet –je ne suis jamais contre le fait de parler avec des inconnus- mais cette fois, il s’agit d’un journaliste. Comment être sûre que ce que je lui dis ne va pas se retrouver sur les journaux de demain ? Sait-il se taire ou comme la plus part de ses confrères, il veut tout dévoiler à la population ? Surement que la meilleure façon de le savoir est encore de lui poser la question. J’hoche la tête sans prendre la parole. Non pas parce que je ne veux pas lui répondre mais je suis en train de retirer délicatement le fil et je n’ai pas envie d’en laisser un bout dans sa chair par manque d’attention. Ordinairement, quand je fais un soin je suis seule et au calme. Là, mon patient me parle –bien que ceux habituels aussi mais pas de la même façon- et l’environnement est bruyant, des raisons qui vont que je suis davantage concentrée sur sa peau que sur ses paroles –ou sur mes potentielles réponses.

Les morceaux sont mit dans une petite boite à déchets biologiques alors que j’observe la réaction de son corps. Il grimace sous la douleur mais il ne bouge pas et ne me demande pas de faire une pause. C’est plutôt courageux de sa part.

« C’est trop gros pour que ce soit une coïncidence en effet mais… ce n’est pas possible. »


Tant que je n’aurai pas vu une telle chose de mes propres yeux, je ne pourrais pas y croire. Je n’ai pas envie d’y croire. Je lui indique que tous les fils ont bien été retirés et j’applique une compresse stérile sur sa plaie pour éviter le saignement. Mes gants chirurgicaux sont tâchés de sang mais c’est mon quotidien et je n’y fais même plus attention. Je lève mes yeux vers son visage –faut dire que je regarde davantage ce que je fais que les yeux de mon patient- et secoue la tête. Sa demande est légitime, je le conçois mais je ne peux pas le laisser partir.

« Tenez-moi ça s’il vous plait. »
Je le laisse tenir la compresse et fouille dans mon sac. La pochette avec mes produits chimiques est sur le côté et je finis par sortir un flacon et une aiguille stérile encore emballée. « Je n’ai pas d’alcool sous la main et moi, je n’aime pas l’idée qu’un patient se balade avec une plaie ayant besoin de sutures. » Qui sait combien de temps il va rester à déambuler pour choper des infos avant d’aller à l’hôpital ? Je ne veux pas prendre de risque. « Vous allez sentir la piqûre. Inspirez profondément. »

Après tout, je suppose que mes collègues doivent avoir ce qu’il faut. Et puis, voir quelqu’un souffrir alors que j’essaye de le soigner, ça ne me plait pas. Je pique près de sa plaie pour anesthésier la zone et pendant qu’il tient toujours la compresse, je prépare le fil. Et quand il reprend la parole, plus pour faire la causette que pour réellement avoir des infos, je ne peux m’empêcher de rire. Une couturière. C’est un peu ça, parfois.

« Parlez autant que vous voulez, ça ne me dérange pas. Seulement, si nous parlons de tout ça, de mon avis, je n’ai pas envie de le voir écrit dans un journal, vous comprenez pourquoi je ne le fais pas ? » Je ne lui montre pas l’aiguille qui va servir à le recoudre et pose mes doigts sur les siens qui sont toujours en place pour les pousser doucement. « En fait, je ne sors pas souvent de l’hôpital pour mon travail. Je suis médecin légiste mais vu la situation, ma présence n’est pas de trop ici. »

Et s’il prend peur maintenant ? Je ne compte plus le nombre de personne qui ont arrêté de me parler parce qu’ils trouvaient mon boulot trop macabre pour eux. Evidemment, cela va être différent ici mais il pourrait également ne plus vouloir me laisser faire. Ce qui serait stupide puisque j’ai la même formation qu’un médecin généraliste, j’ai juste eu à me taper des années d’études en plus pour me spécialiser.

« Je suis aussi compétente que votre médecin, ne vous en faites pas. »


Un petit sourire pour le rassurer et je commence à le recoudre. Il ne devrait pas sentir de douleur, juste une sensation étrange, qu’il doit déjà connaitre.

« Et j’ai des doigts de fée, si vous faites attention à vos points cette fois-ci, vous ne devriez pas garder de cicatrice très visible. »


J’insiste sur le cette fois-ci en gardant mon sourire. Mon but n’est pas de le sermonner, son médecin le fera surement lui-même, mais de le prévenir qu’il pourra garder une marque bien plus visible s’il ne fait pas plus attention à lui.  




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Mar 8 Aoû - 1:14
Visiblement, ce n’était pas le dernier morceau. Ace soupire, espérant que là, ce soit le cas. Mais au fond de lui, il s’imagine déjà en courant, les bras ballants, le sang laissant une trainée derrière lui. Du grand n’importe quoi. Mais quel soulagement ce serait si c’était possible. Rentrer chez soi, se mettre en PLS dans le lit, ou la baignoire, choisissez. A la place, le journaliste écoute ce que l’on a à lui dire : des contradictions. Il avait raisonné juste si le médecin n’était pas catégorique. Il note cela dans un coin de son cerveau, son stylo n’étant toujours pas opérationnel. Dans un sens, il comprenait le raisonnement de cette femme et jamais le dicton “ je dois le voir pour le croire” ne s’est autant imposer à son esprit. Peut-être que dans ce cas là, il s’y investirait davantage.

Le docteur dit que tous les fils sont sortis. Super. Mais pas tellement. Il faut en mettre d’autres maintenant. Docilement, Ace tien la compresse sur son bras et pour une fois, écoute plus qu’il ne parle. Pour changer. Il frisonne d’une toute autre façon quand il voit l’aiguille sortir de son sac. Oui, il est chiant. Et puisqu’il le sait, il ne va pas demander un sursi. Déjà qu’il voulait de quoi apaiser la douleur, maintenant qu’il en a, il ne va pas se plaindre de sa forme. Il va sentir la piqûre, inspirer profondément. Il se répète se bout de phrase, en boucle, en boucle, elle tourne dans sa tête tel un mantra pour ne pas afficher son appréhension voire même son dégoût des aiguilles. Un vrai petit acteur, si on excepte les frissons.

La piqûre passe. Elle est jolie quand elle rit. Le médecin, pas l’aiguille. Suivez un peu. Ace avait envie de lui dire qu’il était en congé, qu’il n’écrirait rien avant plusieurs jours, mais cela ne réglèrait pas le problème de la diffusion d’informations, cela le déplacerait juste. Il détourne la tête de son bras tout en tenant la compresse tout en écoutant ce que le médecin lui disait. Il sourit. “Oh. Vous prenez de l’avance alors.” Ace, à sa réponse pourrie essayait de contrôler les mouvements de rire de son épaule tout en réprimant un large sourire. “Enfin, j’espère pas trop, j’ai quelques projets à terminer avant.”

Il haussa un sourcil quand elle lui dit qu’elle était aussi compétente que n’importe quel médecin. Il devait avoir des problèmes de… comment dit-on déjà, de respect de son travail, peur de Thanatos ? “ Je vous crois, je n’en doutais même pas en fait. “ Et il ajoute, pendant qu’on s’affaire sur son bras : “ Oh, peut-être qu’on se reverra du coup, car si ils re-pètent, mon médecin va sur’ment me tuer.” Il lui sourit et dans sa lancée, dit : “ Des doigts de fée, pour une couturière, c’est un don, non ? Vous vous changez en princesse à minuit ?”

Ce qu’il peut dire n’importe quoi quand il ne sait pas quoi dire. Elle ne voulait pas lui parler de ce qui se passait, il fallait qu’elle termine rapidement pour qu’il aille farfouiller autour, donc, il ne fallait pas qu’il retarde son travail de rafistolage. Donc : lui parler d’autre chose était un moyen viable pour combler le vide conversationnel. La théorie de Grice est très mal mis en pratique, jeune homme .

Retournons sur quelque chose de plus sérieux : “Si vous ne voulez pas parler maintenant, peut-être, qu’une fois ma convalescence terminée, je pourrai vous interviewer sur cette journée ou les choses étranges que vous avez pu rencontrer. Avec ou sans super pouvoir éléctriques.



HRP : Déso' pour le retard.
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Adaline Graison
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Mer 9 Aoû - 16:51

Le cinéma descend dans la rue.


De l’avance ?! Je me retiens de rire une nouvelle fois, ce n’est pas très professionnel et en plus, je suis en train de le recoudre. Un mauvais mouvement ne serait pas le bienvenu pour mon patient. Mais cela n’empêche pas un large sourire de se former sur mon visage. C’est plutôt agréable de pouvoir plaisanter sur mon boulot, parce que la plus part des individus trouvent ça bizarre ou choquant.

« J’espère bien ne pas vous avoir entre les mains avant de très longues années oui ! Vous êtes jeune alors interdiction de finir sur ma table d’autopsie ! »


Mon ton aurait pu être autoritaire mais il est simplement doux. Si je pouvais ne pas avoir de personnes aussi jeunes que lui dans ma morgue, je m’en porterais bien mieux parfois. Malheureusement, ce n’est pas à moi de choisir –encore que j’en serais incapable- et je dois faire avec. Mais au moins, la petite conversation a l’air de lui changer un peu les idées. Ou de les envoyer ailleurs que sur l’aiguille qui parcourt sa chair. C’est un peu le but recherché.

Je laisse échapper un petit rire, malgré moi, concernant son médecin. Je secoue la tête et lui demande le nom de l’intéressé.

« J’irais lui en toucher deux mots, avant qu’il ne vous voit revenir. »


Enfin, je pourrais le faire si le docteur en question travaille à l’hôpital et non dans un cabinet externe. Là, je crains que ce ne soit pas de mon ressort. Je secoue la tête à la suite de ses propos, surtout pour m’éviter de rire de nouveau. C’est à cause de ce qui vient de se passer que je trouve ce qu’il me dit amusant ? Ou c’est juste parce que c’est le cas ? Ce sera une question à creuser, plus tard.

« Si je savais comment faire, je signerais pour. »

Et avec l’option prince charmant en prime, s’il vous plait ! Mais ce genre de chose, ce n’est plus trop de mon âge, je dois bien le reconnaitre. C’est sympa de se berner d’illusion pendant quelques années mais à un moment, il faut savoir dire stop et retourner dans la réalité.

« Si je ne vous donne pas un peu de quoi vous contenter, vous allez rester dans les parages pour glaner des infos, n’est-ce pas ? »
Il ne le dit pas clairement mais pour ne pas lâcher l’affaire, je mettrais ma main à couper qu’il est du genre tenace. C’est tout à son honneur mais cette fois… je ne sais pas, c’est spécial. « Pas d’interview. » Je ne veux pas que mon nom soit écrit dans un journal –qu’il soit bon ou non-. « Mais. On pourrait parler de ce qui se passe en ville. Je vois effectivement des choses étranges en ce moment… » Depuis toujours mais elles ont une légère tendance à augmenter ces derniers temps. « Et je suis sûre que vous aussi. Alors ce serait plutôt une conversation autour d’un verre ? »

Il est en droit de refuser évidemment, parce que je suis consciente que ça ne doit pas l’intéresser autant qu’une vraie interview mais c’est toujours mieux que rien non ?

« Et puis… Vous n’avez pas peur de susciter la peur dans la population avec ce genre d’histoire ? »





hrp : Pas de soucis ! Prends ton temps ~
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Ace Wilson
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Mar 22 Aoû - 23:50

Étonnamment, l’échange qui se construit, outre l’aiguille qui relie les chairs, est léger, amusant, agréable. Presque naturel. Mais peut-être n’est-ce pas le mot adéquat. Ace voit qu’elle s’empêche de rire aux éclats, mais son sourire en dit long. Le sien aussi peut-être. Il n’a pas été très fin, il se sait, surtout quand il parle pour ne rien dire comme dans les dernières minutes. La répartie de la jeune femme lui fait presque oublié la gêne dans son bras.  La piqûre a fait son travail et son attention détournée, il ne se souciait guère du motif longiligne que l’on tissait sur son bras.

Quand elle le notifia de pas l’avoir “entre les mains”, Ace dû retenir une moue déplacée. Avec ses amis, cela aurait fait rire le monde, personne ne l’aurait prit au premier degrès, mais il ne connaissait pas encore bien le médecin, s’il devait bien la connaitre un jour. Il gardât donc sa grimace pour lui et hocha la tête, docilement. Finalement, elle laisse son rire s’entendre et imaginait la scène qu’elle lui disait prochaine. Il s’en sortirait avec des ennuis dans tous les cas.

C’est gentil, mais, vraiment, ne vous déplacez pas voir cet aimable docteur.”

Ainsi, ne lui donnant pas le nom du professionnel, elle ne peut aller le voir. Elle avait l’air du genre tenace, Ace est persuadé que si elle était sérieuse, elle irait vraiment lui parler un jour ou l’autre. Non merci.

Après l’instant plaisanterie, elle rebondit sur le sujet qui les intéresse et qui se joue encore autour d’eux, au moment où ils parlent. Bien sûr qu’il allait rester dans le coin, même en congé, Ace fait toujours très bien son travail. Il ne répond pas directement à la question, la réponse, amusée, devant se lire sur son visage. A l’invitation qu’il a lancé en grandes périodes, deux mots fermes : “ pas d’interview”. Meh.  La moue intérieure qui commençait à se former se détendit à la conjonction de coordination qu’il adore. “MAIS”. L’art des synonyme, c’est incroyable. Le sème premier reste toujours le même pourtant. Il s’agit d’un échange d’informations, et c’est ce qu’Ace veut par dessus tout.  La laissant terminer sa proposition, le jeune blond, content de lui, intérieurement, accepta l’invitation.

Avec plaisir, je s’rai alors ravi de vous serrer la main sans vos gants ensanglantés.” Il haussa ensuite l’épaule viable et dit avec sérieux : “ C’est l’ignorance qui fait peur.” C’est un peu comme un mantra, un credo qu’il se répète et qu’il répète à qui veut l’entendre. Il attrapat ensuite son carnet de sa main libre, d’un mouvement habile des doigts, il arriva à la dernière page et en sortit une carte. Eh oui ! Même monsieur à une carte de visite.
“ACE WILSON - JOURNALISTE - ace.wilson[a]gmail.com “
Il y a aussi son numéro professionnel mais il marqua son numéro personnel au dos vierge de la carte.

Hm, j’vous la donnerai quand vous aurez fini avec… Moi. “ Il ne trouvait pas de bons mots. “ C’est terminé non ?” Il semblait à notre blond qu’elle s’activait moins, qu’il sentait moins le travail de l'aiguille, le frottement de ses poignets sur sa peau. “ Ou alors c’pas que de l’anti-douleur que vous m’avez injecté. “ Il sourit.

“Oh, d’ailleurs. Est-ce que vous, vous avez peur de ce qui arrive ?
“  Comment ça, il n’y a pas encore de verre pour discuter…
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Adaline Graison
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Dim 3 Sep - 10:48

Le cinéma descend dans la rue.


C’est logique qu’il ne désire pas me voir aller parler à son médecin traitant. De toute façon, ce serait un peu déplacé de ma part de le faire, je le sais bien. Mais c’est plus fort que moi. Si je peux donner un coup de main, on ne sait jamais. Mais s’il ne le veut pas, je ne vais pas non plus insister. Je n’ai pas pour réputation d’être envahissante, encore moins dans la vie de mes patients. Enfin, je le suis nécessairement plus dans celle de ceux qui sont morts… Mais je chasse vite cette pensée de mon esprit, ce n’est pas vraiment le moment pour ce genre d’idées.

Ma couture est quasiment terminée, quand je le vois sortir de son carnet une petite carte. Il est jeune mais il parait très professionnel. Peut-être même un peu trop pour son bien. Combien de mes collègues ont recousu des journalistes parce qu’ils se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment ? Mauvais d’un point de vue médical mais bon du point de vue journalistique.

Je souris à sa réflexion et regarde mes mains qui sont effectivement ensanglantées. Malheureusement, c’est une habitude pour moi de les voir ainsi et j’en oublie parfois que ce n’est pas la couleur naturelle de mes mains. Une fois que j’en aurai terminé avec Ace, je pourrais retirer mes gants. On ne soigne pas les patients à la chaine sans changer de gants entre chaque patient. Si on les soigne, ce n’est pas pour leur refiler les saloperies des autres. Sa façon de penser me surprend un peu, car à son âge, les gens ne se montrent pas si matures. Ou du moins, c’était le cas quand j’avais son âge. Et j’hoche la tête pour lui communiquer mon accord. Oui, ne pas savoir est parfois une mauvaise chose, l’esprit humain est assez développé pour nous faire imaginer les pires scénarios possibles. Et parfois, il n’est pas assez créatif pour ça. Je ne rentrerais pas avec lui sur les corps dont j’ai pu travaillé, mais certains m’ont filer des cauchemars pendant quelques temps tellement ils n’étaient pas beau à voir et combien ils montraient que les humains pouvaient être pires que des animaux.

« C’est presque terminé. Je nettoie autour des fils, je vous pose une bande et ce sera bon. »
Je fais faussement des gros yeux. « Ce n’était que de l’anti-douleur. Mais le fait de parler d’autre chose, votre cerveau ne se focalise pas sur mon boulot et sur votre ressenti. »

C’est comme avec les enfants et les piqûres. Il faut ruser avec eux pour qu’ils ne fassent plus attention à l’aiguille et ne sentent pas trop quand on les pique. Evidemment, se faire recoudre, c’est à un autre niveau mais mon patient est plus vieux également.

Si j’ai peur ? Bien évidemment. Mais je ne réponds pas immédiatement à sa question, je range l’aiguille dans le pot prévu pour les déchets biologiques, tout comme les compresses utilisées et je lui bande l’épaule avant de jeter mes gants.

« Je bosse dans une morgue. Je vois tous les jours ce que les humains font à d’autres humains Ace. Alors voir que ce genre d’atrocité augmente ces derniers temps… »
Je lui montre les personnes qui nous entourent, dont les autres médecins ou policiers sont en train de s’occuper. « … Oui, ce n’est pas pour me rassurer. » Oui, je suis honnête avec un inconnu. Pourquoi je ne le serais pas ? « Ce n’est pas votre cas ? Vous avez participé à l’inauguration et à sa catastrophe… comment qualifier ce qui s’est passé ? »

Je me souviens qu’il m’a dit avoir cette blessure depuis ce moment. Et pour moi, les choses ont empiré depuis ce soir là. Peut-être que je me trompe ? Mais c’est à mon tour d’être curieuse.




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